Je ne lis que très rarement de la littérature fantastique, alors même que je constate, à chaque fois que ces lectures sont toujours très agréables, offrent une sensation rafraîchissante et me transportent toujours dans des univers dépaysants où l'imagination est reine.
Comme vous pouvez vous en douter, j'ai donc passé un bon moment en compagnie de ces personnages singuliers gravitant autour de Pia, une ancienne cupidon déchue, elle-même amoureuse, et accompagnée de son chat ailé. Tout naturellement, la jeune créature évolue aux côtés d'une louve-garou détective, d'une dragonne douée pour les chiffres, ainsi que d'une sorcière pâtissière (qui heureusement réussit mieux ses recettes que ses autres tours). le point commun entre tous ces personnages féminins ? Leur point commun ?
Celui d'écrire ensemble "La gazette enchantée", un journal dont l'avenir semble aujourd'hui menacé… mais comment y remédier ?
Au-delà de ses personnages attachants, le roman se distingue par un choix audacieux : l'insertion d'extraits de la gazette, tous les deux chapitres, apportant une dynamique particulièrement appréciable au récit. Mais ce que j'ai préféré, ce sont les touches d'humour que Myrtille Bastard a su apporter au texte et qui m'ont souvent fait rire. En cette période où l'actualité est loin d'être rose, j'ai trouvé que "la gazette enchantée" s'est révélée pour moi avoir une douce saveur douce et pétillante, à l'image de ces bonbons acidulés à la poudre qui éclate en bouche et dont je raffolais enfant.
Merci beaucoup Alter Real pour m'avoir permis, avec ce texte, une évasion complète du quotidien où malgré le monde magique, il n'y a pas eu besoin de poussière de fée pour l'apprécier😉